Outil pour décoder/coder avec une scytale (un baton), un chiffrement par transposition utilisé chez les grecs anciens et les Spartes.
Chiffre Scytale - dCode
Catégorie(s) : Chiffrement par Transposition
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Une scytale est un dispositif de chiffrement par transposition utilisé dans la Grèce antique, notamment à Sparte. Il s'agit d'un bâton cylindrique autour duquel est enroulé un ruban (souvent en cuir ou en parchemin).
Le message est écrit le long du bâton en suivant l'hélice formée par le ruban. Une fois le ruban déroulé, les lettres apparaissent dans un ordre différent : le texte devient inintelligible sans un bâton de même diamètre.
Le chiffrement nommé carré de César se présente différemment mais produit exactement le même message chiffré, la méthode est aussi nommée transposition rectangulaire.
Le chiffrement Scytale utilise un cylindre et un ruban caractérisé par le nombre de tour L (hauteur) qu'il est possible de faire autour du cylindre de largeur (l).
Exemple : Coder DCODE avec un ruban L=3.
Le message est écrit tout le long du cylindre, une lettre par morceau de bande de ruban. Lorsque la fin du bois est atteinte, écrire une ligne en dessous.
Complèter éventuellement la dernière ligne (si incomplète) avec un caractère neutre (X ou _).
Exemple :
| DCO |
| DE_ |
Le message chiffré correspond à la lecture du ruban déroulé (ce qui correspond à une lecture en colonne).
Exemple : Le message chiffré est donc DDCEO_
Le déchiffrement Scytale nécessite de connaitre le nombre N de lettres par tour de ruban (la taille du cylindre) ou L le nombre de tour de ruban, L*N = nombre de lettres du message.
Exemple : Le message a déchiffrer est DDCEO_ (6 caractères de long) avec un ruban et un cylindre tels que L=3, alors N=2 (car 6/3=2).
Ecrire le message sur le ruban et enrouler le message autour du cylindre (de la bonne taille) et le message clair apparait automatiquement.
Exemple :
| DCO |
| DE_ |
Supprimer le caractère de remplissage final si besoin.
Pour fabriquer une scytale, enrouler un ruban de papier ou de parchemin en spirale régulière autour d'un cylindre (tige droite, manche d'outil, tube rigide).
Les spires doivent être jointives et ne pas se chevaucher. Le diamètre du cylindre constitue la clé : un cylindre de diamètre différent produira un autre arrangement des lettres.
Le bâton de Plutarque est un autre nom donné à la scytale. Le procédé est décrit par le philosophe grec Plutarque dans ses écrits historiques, notamment dans les Vies parallèles.
Il ne s'agit pas nécessairement de l'inventeur, mais d'une des principales sources antiques décrivant cette technique utilisée par les Spartiates.
L'indice de coincidence est égal à celui du texte original (car il s'git d'un chiffre par transposition).
La longueur du message ne devrait pas être un nombre premier, mais posséger plusieurs diviseurs (dont N le nombre de lettres par tour de ruban et L le nombre de tour de ruban)
Tout synonyme de baton, canne, cylindre, spire, bobine, rouleau, etc. est un indice.
Le baton de plutarque est le nom donné à un album de Blake et Mortimer.
Toutes références à la Grèce, à Sparte ou aux aux spartiates sont des indices.
Skytale est la transliteration directe du mot grec skutalè
Le général grec Lysandre et les éphores (des magistrats spartiates), sont décrits par Plutarque, comme utilisateurs de scytales.
Il est possible d'essayer toutes les tailles via la fonction de Brute-force de dCode.
Pour un message de longueur M, les seules dimensions possibles sont les couples de facteurs L et N tels que L x N = M
Un attaquant devra donc tenter chaque diviseur de M et analyser si le texte obtenu est intelligible.
La scytale aurait été utilisée à Sparte entre le VIIIe et le Ve siècle av. J.-C., bien que les sources écrites soient postérieures (le procédé est décrit au Ier siècle ap. J.-C. par Plutarque).
La date exacte d'invention reste inconnue, mais son usage est généralement associé à la période classique grecque.
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